Keep it Clean

LE CANADA EXPORTE PLUS DE 20 000 000 DE TONNES MÉTRIQUES DE BLÉ, D’AVOINE ET D’ORGE CHAQUE ANNÉE, DONT :

  • 85 % du blé canadien
  • Environ 50 % de l’avoine canadienne, à près de 90 % vers les États-Unis
  • Entre 25 % et 30 % de l’orge canadien (en vrac et en produits à valeur ajoutée)

LES PRODUCTEURS ONT UN RÔLE IMPORTANT À JOUER POUR PRÉSERVER L’OUVERTURE DES MARCHÉS AUX GRAINS CANADIENS.

Pour plus d’informations :
Visitez www.keepingitclean.ca ou appelez au 1-204-942-2166

CINQ CONSEILS SIMPLES POUR PRÉPARER VOS GRAINS À L’EXPORTATION

Salle 604, 167 Avenue Lombard
Winnipeg (Manitoba)
R3B 0V3
Tél. : (204) 942-2166
www.cerealscanada.ca
w w w . k e e p i n gi t c l e a n . c a

EN TANT QUE PRODUCTEUR, VOUS SAVEZ QUE PRODUIRE DES CÉRÉALES RESPECTANT LES NORMES DE QUALITÉ EXIGÉES PAR L’EXPORTATION COMMENCE PAR L’UTILISATION DES MEILLEURES SEMENCES ET UNE GESTION ATTENTIVE DES CULTURES.

Les transformateurs et les importateurs inspectent leurs chargements de plus en plus fréquemment, comme ils sont en droit de le faire. Ils inspectent régulièrement les navires arrivant afin de s’assurer que les spécifications contractuelles et réglementaires sont respectées. Les chargements qui contiennent, par exemple, des blés de classement différent, des variétés d’orge non déclarées, des résidus de pesticides excédant les normes ou des mycotoxines comme de l’ochratoxine A (OTA) et du désoxynivalénol (DON), peuvent être refusés, entraînant la perte de millions de dollars et mettant à risque les futurs échanges commerciaux.

Alors que pouvez-vous faire pour aider à protéger le secteur céréalier canadien ? Suivez avec soins ces lignes de conduite pour nous aider à respecter nos engagements comme industrie sans compromettre l’exportation ou nuire à la réputation du Canada.

1. TENEZ COMPTE DES EXIGENCES DU MARCHÉ

Dans certains cas, un produit est homologué au Canada sans qu’une limite maximale de résidus (LMR) ne soit établie dans nos principaux marchés d’exportation. Les céréales traitées avec ces pesticides peuvent donc ne pas être acceptées dans ces marchés. Les bonnes pratiques sont de :

  • Consulter votre fournisseur d’intrants et votre acheteur avant même les semis afin de connaître les exigences du marché.
  • Vous assurer que les grains respectent toutes les exigences du marché où seront expédiés vos grains.
  • Respecter toujours les étiquettes.

    Ne pas utiliser :

    • Dans l’Est du Canada : les régulateurs de croissance contenant du chlorméquat comme matière active.

    Utiliser avec précaution (contactez votre acheteur de grain) :

    • Dans l’Ouest du Canada : les régulateurs de croissance contenant du chlorméquat comme matière active.
    • Les fongicides contenant de la fluoxystrobine comme matière active.

    CONSIDÉRATIONS PARTICULIÈRES Glyphosate

2. UTILISEZ UNIQUEMENT DES PESTICIDES HOMOLOGUÉS

N’appliquez que des pesticides homologués pour vos cultures, en respectant les dosages et les calendriers d’application mentionnés sur les étiquettes. Appliquer des produits trop tôt ou trop près de la récolte peut réduire les rendements ou la qualité de la production et laisser des résidus de pesticides plus élevés que les normes établies.

3. CHOISISSEZ DES VARIÉTÉS RÉSISTANTES AUX MALADIES ET UTILISEZ DES PRATIQUES QUI RÉDUISENT LES INFECTIONS

La brûlure de l’épi causée par le fusarium (BEF) est de plus en plus fréquente dans l’Ouest canadien, causant des pertes de rendement et de qualité significatives. Les tolérances à cette infection sont très basses en raison de la présence de mycotoxines, la plus fréquente étant le DON (ou désoxynivalénol). Les variétés de semences résistantes ne règlent pas l’ensemble des problèmes ; il est important de mettre en place plusieurs pratiques agronomiques à la fois pour réduire les infections.

GESTION DE LA MALADIE

Les infections à la BEF sont causées par des spores émises par des tiges ou des résidus infectés. Respectez ces pratiques afin d’empêcher la BEF d’avoir un impact sur vos rendements et votre rentabilité, et pour réduire la présence de BEF sur les semences :

  • Inspectez régulièrement vos champs pour repérer les symptômes de la maladie afin de déterminer l’efficacité de votre plan de gestion.
  • Laissez aux résidus de culture le temps de se décomposer. Effectuer une rotation avec des plantes non céréalières, au minimum un an ou deux, et éviter d’ensemencer des superficies adjacentes à des champs ayant été récemment infectés par la BEF.
  • Plantez des semences saines (préférablement certifiées) qui ont une qualité documentée.
  • Il n’y a présentement pas de variété réellement résistante à la BEF. Toutefois, la sensibilité à la maladie de différentes céréales est variable. Certaines variétés de blés ont une meilleure résistance que d’autres. L’orge est moins susceptible que le blé à la maladie, et les avoines encore moins. Les transformateurs finaux peuvent avoir une très faible tolérance aux grains fusariés.
  • Utilisez des fongicides lorsque les risques de BEF sont élevés (ex. : conditions humides lors de la floraison et de l’épiaison)
  • Contrôlez les mauvaises herbes herbacées et les résidus de culture qui peuvent héberger la BEF entre les années de cultures.

4. ENTREPOSEZ LES CÉRÉALES DE FAÇON APPROPRIÉE.

Certains pays ont des règles très strictes concernant les résidus dans la nourriture et l’alimentation animale. L’entreposage adéquat des céréales aidera à éviter le déclassement de vos grains pour cause de contamination croisée, de résidus chimiques ou de formation de mycotoxines nocives comme l’ochratoxine A (OTA), une puissante toxine qui se forme lorsque l’humidité est élevée.

  • Assurez-vous que les silos ne sont pas contaminés par des semences traitées (qui contiennent des pesticides) ou par des protéines animales (ex. : farines de sang ou des farines d’os).
  • Nettoyez soigneusement les silos avant d’y entreposer les grains, en utilisant uniquement des produits homologués à cette fin (comme de la terre de diatomées).
  • Veillez à ce que les grains soient récoltés ou séchés à un taux d’humidité sécuritaire pour l’entreposage.
  • Entreposez les grains dans des silos frais, secs et bien ventilés afin d’éviter leur détérioration et les problèmes d’insectes. Vérifiez régulièrement l’état des silos.

5. RESPECTEZ VOS ENGAGEMENTS À LA LIVRAISON

Lors de la signature de la Déclaration d’admissibilité au silo-élévateur, vous affirmez légalement que votre grain est conforme à la classe que vous avez préalablement déclarée. Il s’agit également d’affirmer si votre grain pourrait contenir des résidus des intrants spécifiés dans la Déclaration. Il est important de rappeler que cette déclaration est un document ayant une portée juridique. Toute erreur, intentionnelle ou non, que l’on peut retracer grâce des échantillons retenus pourrait exposer les individus et leurs entreprises à des amendes. Nous vous rappelons ces détails afin de veiller à ce qu’à la fois les producteurs et la réputation des ventes de céréales canadiennes soient protégés et préservés.

Pour plus d’information pour garder vos céréales propres, appelez au 1-204-942-2166.